Le Chaume a traversé les âges et les frontières

Matériau universel

Si le mot « chaumière » évoque une modeste maison du moyen-âge, il ne faut pas rester attaché à cette image. De source sûre, on trouve l’usage du chaume comme couverture dans l’ Égypte ancienne.

L’habitat gaulois est construit en bois, des poteaux soutiennent la charpente, les toitures de chaume sont hautes, débordantes et à deux pans. Autour des habitations du village, des bâtiments spécialisés (ateliers, granges, étables) sont également en chaume. Ce peuple qui craignait que le ciel ne leur tombe sur la tête avait trouvé de quoi se protéger. La romanisation n’a pas modifié la fonction du chaume, utilisé aussi dans la couverture des édifices publics (sanitaires par exemple).

Plus récemment, jusqu’au début du XX ème siècle, la paille de seigle abritait 75% des habitations du Massif Central, ainsi que les bâtiments d’exploitation et collectifs.
Matériau sans frontière

Ancestral, noble et naturel, le chaume a souvent était délaissé pour l’ardoise, la tuile ou la tôle. Mais la qualité et la beauté des toitures en chaume suscitent un regain d’intérêt, et aujourd’hui on rénove des bâtiments anciens dans le souci de la revalorisation du patrimoine.

De plus les couvertures végétales sur constructions neuves se multiplient. On les trouve en France bien sûr, mais aussi dans toute l’ Europe, et particulièrement en Angleterre, en Allemagne, et dans les pays scandinaves. Quelle que soit la région, associé à la pierre, au torchis, au pisé ou au colombage, la toiture de chaume trouve toujours une place naturelle dans l’environnement.